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la prise en charge d'un patient en réannimation

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mimi1988

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La prise en charge du patient en réanimation



La réanimation est un lieu, ou s’exerce un ensemble de technique dont l’objectif est le maintien ou la restauration des grandes fonctions vital abolie ou perturbés (respiratoire, cardio- vasculaire, rénale…).elle comporte des secteurs spécialisée et accueille des pathologies de déférentes étiologie, puisque tout événement somatique peut conduire a la réanimation.

La réanimation, est aussi, un ensemble de moyens mise en œuvre et visant à rétablir les grandes fonctions vitales, elles s’adresse à des sujets ayant subis une anesthésie général nécessitent une surveillance post-opératoire et des soins important, ou des personnes dont le pronostic vital en jeu, elle utilise un ensemble de techniques médicales a fin de remédier ou pallier aux défaillances d’une ou plusieurs fonctions vitales.

Compte tenu de la prise en charge vital qu’elle impose ; la prise en charge du patient passe par plusieurs étapes :

Accueil du patient :

Le personnel soignant joue un rôle fondamentale dans l’accueil du patient en réanimation.Ce implique une collaboration avec le médecin anesthésiste_réanimateur. L’organisation des taches de chacun est déterminante afin de ne pas perdre du temps, et pour être plus efficace les produits médicamenteuse, le matériel doivent être prêt et en état de marche.

Chaque jour, une programmation de 24H de la charge du travail doit être prépare et de s’adapter régulièrement ceci en fonction du nombre des malades présent et des taches annexes.

Une programmation personnels destinés à accueillir le patient dés son admission au service de réanimation est prévue ; il n’y aura pas de pertes de temps à la préparation du matériel, car chaque jour, L’IDE en poste de matin vérifier et valide la fiche d’ouverture de matériel en réanimation (chambre, salle de déchocage, et matériel d’urgence) ; après la transmission écrite et orales avec le personnel de nuit. Ce protocole est validé pour 24H et offre l’avantage que chacun des sites est constamment conditionne par les différentes équipes soignantes pour le rendre opérationnel au fur et à mesure de leur utilisation.

La prise en charge d’un patient s’articule de la manière suivant :


* Annonce de l’arrivée du patient ;
* Transmission des informations sur l’état clinique du patient ;
* Préparation et ouverture de la salle de déchocage ;
* Arrivée du patient, accueil et prise en charge, accueil de la famille et installation en salle d’attente ;
* Réanimation et soins, et bilan complémentaire ;
* Information au patient ou sa famille ;



Les patients sont majoritairement attendus et annoncés en réanimation. L’origine peut se différencier de la façon suivante :


* Par les services de régulation des urgences de la ville ;
* Par les services d’urgences de l’hôpital ;



· Par le bloc opératoire, transfert d’un patient en post opératoire ;

· Par un service hospitalier de l’hôpital.

Information du patient et ses proches :

L’information du patient est une obligation, commune à toute activités médicales, y compris la réanimation. Cette information porte aussi bien sur la situation médicale de la personne soigner que sur les conditions de sons hospitalisation et de sons séjour. La société française d’anesthésie et de réanimation (SAFAR), le 13 juin 2001, et la société de réanimation de la langue française (SRLF), le5 juin 2001, ont élabore et approuvée des recommandations concernant l’information du patient et de ses proches en réanimation.

L’information doit respecter les principes éthiques de la relation médecine -malade satisfaire les règles déontologiques et répondre à l’exigence légale du consentement aux soins.

L’obligation de l’information au patient est régie par un certain nombre de règles*:

· Dans le secteur public de la médecine, d’après le décret n°74-27 du 14/01/1974 relatif aux règles de fonctionnement des CHU et centre locaux, « le médecin chef de service ou les médecins du service doivent donner aux malades, dans les conditions fixées par le code de déontologie, les information sur l’état qui leur sont accessible …. »

· Dans le secteur privé de la médecin, « le médecin est tenu d’une obligation particulière d’information vis-à-vis de sont patient », selon l’arrêt de la cours decassation du 25/02/1997.

· Dans la nouvelle version du code de déontologie (décret n°95-1000 du 6/09/1995 l’article35 pose que « le médecin doit à la personne qu’il examine, qu’il soigne ou qu’il conseille, une information loyale, claire et appropriée sur son état … », ainsi que la loi de2002-303 du 4/03/2002 rappelle fortement le droit à l’information comme un préalable légale et fondamental.

Le contenu de l’information est dicté par l’article du code de déontologie, l’information nécessite du tact, peut demander du temps, doit tenir compte de la personnalité du patient.

L’information doit être « simple, accessible, intelligible et loyal » précise l charte du patient hospitalisé.

Mais l’information ne se limite pas au domaine médical, elle porte aussi sur les conditions de séjour en réanimation, le patient reçoit une information claire, compréhensible et adaptée sur les conditions de séjour. Cette information porte notamment sur l’organisation du service, les horaires de visites, le renseignement téléphonique. Le patient, s’il est en état de bénéficier de cette information, et surtout les proches reçoivent une information leur permettant de comprendre comment sont organisés au sien du service les liens entre équipe soignante, le patient et leurs proches.

Surveillance et environnement du patient :

La prise en charge d’un patient en réanimation ne se limite pas à assurer des soins ou des gestes spécialisés. Pouvoir assurés des soins de qualité, nécessite une préparation initiale avec choix des matériel mise en place de protocoles et de procédure et surtout en disposer à tout moment. Ceci nécessite une prise en charge de conscience de personnel paramédicale qui doit impérativement s’impliquer dans cette démarche. C’est ainsi qu’une feuille d’ouverture de la chambre avec patient a été élaborée, elle a de but de planifier les taches de l’IDE.

Transmissions ciblées en réanimation :

Les transmissions ciblées consistent à collecter toutes informations nécessaires au suivi du patient durant son hospitalisation.

C’est une méthode consiste à mettre en évidence toutes les informations essentielles au suivi, les réaction de la personne soignée, les actes de soins et leurs effets. La transmission ciblée sont centrées sur la personne soignée et font partie du dossier de soin. L’infirmier est responsable de l’élaboration, l’utilisation et de la gestion du dossier de soins infirmier (décret de compétence d IDE)

La transmission ciblée permet de faire apparaître dans le dossier de soins de façon claire, concise, synthétique l’ensemble de l’activité soignante et notamment le rôle propre.

· Elles permettent une meilleure organisation de soins et une administration relationnelle des soins ;

· Elle évite les oublis et améliorent la PEC globale et personnalisée le personne soignant ;

· Elles tendent vers un objectif d’uniformisation dans les différents services d’un établissement de soins ;

· Elles permettent un gain de temps en écrivant les événements important de la journée.

Les transmissions ciblées n’excluent en aucun la démarche de soins infirmière. Les actions soins notées et effectuées au niveau des transmissions ciblées font partie d’un résolution rapide ne demandant pas une mise en ouvre complexe.

Qualité de vie du patient en réanimation :

La qualité de vie des patients a été peu étudiée en cours du séjour en réanimation ; elle a été essentiellement explorée au décours de l'hospitalisation pour connaître les conséquences des soins extrêmes à long terme (coût bénéfice, autonomie, etc.).

Pourtant, la vie des patients en réanimation est une source de traumatismes psychiques nombreux, répétitifs, et fréquents, dont les effets à court et à long terme sont graves. Ces traumatismes psychiques sont actuellement insuffisamment détectés, notamment par défaut de formation du personnel soignant, médical et paramédical.

Les effets immédiats des traumatismes psychiques se traduisent par une aggravation des complications organiques, le stress psychique amplifiant l'agression organique.

Les effets à long terme des traumatismes psychiques se traduisent par l'apparition de troubles psychologiques fréquents (réminiscence, cauchemars, angoisse) dans près de 80 % des cas et 30 % des patients auront une névrose post traumatique grave.

L'amélioration de la qualité de vie des patients de réanimation doit être un objectif de soins à part entière et suppose d'abord d'en faire l'évaluation (spécificité de site). La qualité de vie des patients de réanimation relève plus souvent d'éléments simples dépendants plus de l'environnement et du comportement des soignants que de traitements pharmacologiques de l'humeur.

Une information des patients et des familles, volontaire et patiente, associant communication verbale et non verbale, explication et encouragement, contribue à contenir le stress psychique. L'adaptation de l'environnement des patients et principalement moins de bruit et respect du sommeil ou des phases de repos diminuent leur vulnérabilité psychologique.

C'est faire preuve d'une certaine maturité dans la prise en charge des patients que de s'intéresser à la qualité de vie des patients en cours de soins. Dans les secteurs de très hautes technologies que sont les services de réanimation, où les contraintes environnementales sont nombreuses, la dimension humaine a pourtant souvent cédé le pas à un souci de performance technique.

Certes, de nombreuses évaluations de la qualité de vie ont été réalisées, mais la plupart posent en fait le problème sous un angle différent, polarisé par l'interrogation sur la justification de soins extrêmes, notamment en termes d'efficacité à long terme tel que la réhabilitation socio-économique après un séjour en réanimation, ou en terme de coût.

C'est vrai que parmi les patients admis en réanimation, certains décéderont, mais d'autres survivront avec parfois un handicap physique ou mental. On ne peut ignorer les contraintes économiques qui imposent des choix, alors que les soins de réanimation sont particulièrement coûteux. Qui bénéficiera réellement du très haut niveau de technologie ? Quelle qualité de vie ont les patients une fois « sortis » de réanimation ? Une sortie est un succès statistique légitime pour le service concerné, mais pour quel résultat réel pour le patient ?

L’évaluation de la qualité de vie après l'hospitalisation amène inévitablement à s'interroger sur l'aspect affectif, émotionnel du vécu du patient en réanimation. Ainsi, la survenue de traumatismes psychologiques au cours du séjour en réanimation favorise l'éclosion de troubles psychiques après l'hospitalisation, tels que des états de stress post traumatique ou la névrose post traumatique, qui altèrent de façon significative la qualité de vie à long terme.

La réanimation génère sa propre pathologie : en plus des préoccupations bien connues (infections, iatrogénie technique...) il faut prendre conscience de son impact sur le fonctionnement psychique et ne pas minimiser les conséquences à court et à moyen terme de ces véritables névroses nosocomiales.

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